Stade Panathénaïque

Stade Panathénaïque

Leoforos Vasileos Konstantinou Pangrati. (Ouvrir la carte)

Description

Le stade panathénaïque est le long fer à cheval de marbre blanc, au cœur d'Athènes, où s'ouvrirent en 1896 les premiers Jeux olympiques modernes. Les Grecs l'appellent Kallimarmaro, « beau marbre », et c'est le seul stade au monde entièrement construit en marbre.

Le lundi de Pâques 1896, quelque 60 000 personnes remplirent ses gradins pour voir le roi Georges Ier ouvrir les Jeux. Le stade n'avait pas été construit pour l'occasion : il avait déjà connu plus de deux mille ans de jeux, et un long sommeil sous un champ de blé.

Ce qu'on y voit, c'est la forme elle-même : une piste en U entourée de gradins de marbre rang après rang, nichée dans un ravin naturel entre deux collines couvertes de pins. Le plan copie le stade antique d'Hérode Atticus, dont les sièges étaient ornés de chouettes, le symbole d'Athéna.

À l'extérieur se dresse la statue de Georges Averoff, l'homme d'affaires qui paya la reconstruction. Elle fut dévoilée en 1896 et s'y trouve toujours. À l'intérieur, les gradins sont l'endroit où se déroulèrent les cérémonies d'ouverture et de clôture des premiers Jeux olympiques modernes, avec les athlètes alignés par nation sur la piste.

Des athlètes couraient dans ce ravin dès le VIe siècle av. J.-C., pour les Jeux panathénaïques en l'honneur d'Athéna. Vers 330 av. J.-C., l'homme d'État Lycurgue lui donna un vrai stade de pierre. Puis, au IIe siècle apr. J.-C., le riche Hérode Atticus le reconstruisit en marbre, avec 50 000 places.

Quand l'empereur Théodose interdit les fêtes païennes, le stade fut abandonné. Des chevaliers croisés y tinrent des tournois ; le marbre partit dans d'autres édifices. Des voyageurs racontaient que de jeunes Athéniennes accomplissaient des rites magiques dans son passage en ruine pour trouver un mari.

Après les fouilles de 1869 et 1870, les Olympies de Zappas s'y tinrent, une première tentative de faire revivre les Jeux.

Puis Georges Averoff paya sa reconstruction en marbre, fidèle au plan de l'architecte Anastasios Metaxas, pour les Jeux de 1896. En 2004, il accueillit de nouveau les Jeux olympiques, comme arrivée du marathon, et il reste la ligne d'arrivée du marathon classique d'Athènes.

À ne pas manquer
• La piste en fer à cheval et ses gradins de marbre.
• La statue de Georges Averoff.

Le saviez-vous ?
• Le Harvard Stadium, construit en 1903, s'en est inspiré.
• Le stade figure sur toutes les médailles des Jeux olympiques d'été, d'Athènes 2004 à Tokyo.
• Le stade a aussi accueilli des concerts, de l'Aida de Verdi en 1916 aux festivals de rock des années 1980.
• La flamme olympique est remise ici à chaque nouveau pays hôte avant de quitter la Grèce.