Tour des Vents

Tour des Vents

Roman Agora. (Ouvrir la carte)

Description

La Tour des Vents est une tour octogonale de marbre dans l'agora romaine d'Athènes, surmontée de huit reliefs de dieux des vents. C'est la seule tour-horloge subsistante de l'Antiquité classique, et l'un des très rares édifices antiques encore debout presque intacts.

Elle répondait à deux questions : quelle heure est-il, et d'où vient le vent ? Elle mesure 12 mètres de haut et environ 8 de large, sur trois marches. Il y a plus de deux mille ans, les Athéniens du marché levaient les yeux vers elle pour le savoir.

Regardez le haut des murs. Chacun des huit côtés porte un dieu ailé, un peu plus grand que nature : Borée au nord, Zéphyr à l'ouest, avec les autres entre les deux, chacun portant ce qu'apporte son vent. En dessous se trouvent huit cadrans solaires, un par face. Une corniche à têtes de lion, qui servent de gargouilles, court au-dessus.

Sur le toit, un Triton de bronze tournait avec le vent et en indiquait la direction. À l'intérieur, une horloge à eau fonctionnait avec l'eau venue de l'Acropole. Le mécanisme est perdu, mais des trous et des canaux subsistent dans le sol.

La date est incertaine, mais la tour était achevée vers 50 av. J.-C., l'écrivain Varron la mentionnant vers 37 av. J.-C. Son concepteur fut Andronicos de Cyrrhos, qui semble avoir écrit un livre sur les vents.

Son usage a changé au fil des siècles, mais la tour n'a jamais été abandonnée. Une croix sur un mur intérieur et des traces de peintures laissent penser qu'elle fut probablement un martyrium pour un apôtre. Plus tard, des derviches Qadiri y célébrèrent leurs rites et creusèrent une niche de prière dans son mur.

Sa renommée a voyagé loin : l'observatoire Radcliffe d'Oxford est surmonté d'une copie.

Le nom grec, Aerides, signifie « les vents qui soufflent », et on l'appelle aussi l'horloge de Cyrrhestès.

Sa conception élancée visait à placer les cadrans solaires et la girouette là où toute l'agora pouvait les voir, ce qui en fait un des premiers exemples de tour-horloge. L'édifice avait aussi deux porches à colonnes, dont seules les parties basses de trois subsistent.